2 sept. 2013

Mon expérience à Manoush..

J'ai fini de travailler à la boutique Manoush il y a quelques jours, samedi soir, et il est alors venu (le temps des cathédraleeeeees euuuuuuuuuhhhhh...) le moment des conclusions et des leçons que j'ai pu tirer de cette expérience.

Pour un rapide flashback pour les nouveaux arrivants (oui vous, au fond de la salle!! Coucou!!), j'ai fini mon BTS événementiel il y a deux ans, puis j'ai voulu me lancer dans la vie active, j'ai donc été agent commerciale pour une agence de wedding planner et événementielle, puis j'ai lancé mon blog. J'ai essayé de retrouver du travail dans ma branche, en vain donc à côté de mon blog et expériences de mannequinat, j'ai été vendeuse à temps partiel chez Rodier puis vendeuse à temps complet chez Manoush. Maintenant, à la rentrée, je vais reprendre les études et faire un diplôme européen de communication (option community manager et concepteurs de blogs) pour apprendre davantage et approfondir mes connaissances dans ma passion.

Le rythme de travail :
J'avais donc auparavant une expérience de vendeuse dans un autre magasin, et j'ai pu prendre mes marques rapidement. La réception de colis, la gestion de réassort, le merchandising à réaliser, les fichiers clients à actualiser.. et j'en passe des meilleurs. La différence fut plus importante dans le temps que je consacrai à Manoush. Je suis passée d'un 22h à un 40h et sans vouloir passer pour une fainéante, il est indéniable que ma vie personnelle fut mise de côté pendant ces 6 mois travaillés. J'ai eu beaucoup de mal à me faire à ce rythme de travail et je pense que je ne m'y ferais d'ailleurs jamais. Les personnes travaillant dans des magasins sont vraiment courageuses. Rentrer chez soi à  21h, travailler le samedi et le dimanche, ne pas avoir deux jours d'affilés... Peut-être suis-je une mamie popo, mais c'est fou à quel point ce fut compliqué pour moi. Je ne voyais plus mon amoureux, ma mère disait de moi que je prenait la maison pour un " hôtel-restaurant ", j'étais tout le temps très fatiguée, j'ai du arrêter mes activités (volley, blog que j'ai continué en difficulté..). J'avais la nette impression de passer ma vie au travail.

L'ambiance générale :
Une des raisons qui peut vous motiver à vous lever le matin, c'est l'ambiance au sein de l'équipe. Entourée de filles, je n'était pas vraiment dans mon environnement habituel, étant beaucoup plus à l'aise avec ma bande de copains (garçons principalement) sans prise de tête. Mais je serais hypocrite en affirmant que j'allais à reculons au travail. Les fous rires ont été nombreux, les bêtises aussi.. hihi

Les conditions de travail :
Ce que j'ai vécu pour la première fois, c'est vraiment enchaîner des journées entières et faire des semaines de 40h debout sur les jambes sans bouger. Comme j'étais à temps partiel avant, je n'avais pas encore goûter aux joies universelles de jambes qui gonflent et des pieds enflés. Les journées sont fatigantes physiquement mais aussi moralement parlant car le rythme d'une journée traditionnelle dans une boutique de luxe peut rapidement être aléatoire. Il se peut qu'un bus de russes s'arrête devant votre boutique et la saccage complètement ou bien vous attendez debout toute l'après-midi sans bouger en regardant l'heure constamment jusqu'à ce qu'un &@ù$*# rentre juste quand c'est l'heure de fermer. C'est le jeu ma pov' lucette !

La clientèle :
Là aussi, en faisant le parallèle avec la seule autre expérience de vendeuse que j'ai pu avoir, il y avait bien des différences. Je suis passée d'une maison française ancienne, spécialiste de la maille et appréciée principalement par les personnes ayant évolué à ses côtés (les personnes âgées diront nous..) où il fallait passer environ 1h avec une cliente et écouter gentiment toute l'histoire de sa vie (j'adorais ce contact avec les gens). Là il est vrai que la façon dont les russes m'arrachaient les vêtements des mains avec un air dédaigneux ne me manquera pas vraiment, je dois l'avouer. Mais si je ne rentre pas dans les généralités, rencontrer des gens venus de toute les nationalités, et parler anglais toute la journée était vraiment chouette ! Ce qui me touchait le plus, c'est quand une petite jeune venait à la boutique et que l'on sentait qu'elle était la plus heureuse du monde simplement par le fait d'y être rentrée. Combien de fois ais-je entendu " je n'ai pas les moyens de m'acheter une robe mais est-ce que je peux regarder " ? J'avais envie de lui dire " mais ouiiiii ma bichette bien sur, moi aussi je suis comme toi tu sais !!! ".

Le produit :
Quand j'étais plus jeune, je voyais le magasin de nuit qui resplendissait avec toute ces robes à paillettes et je disais à ma maman : " Un jour, je travaillerais là ! ". Quand je suis arrivée, j'ai cru que j'étais dans la caverne d'Ali Baba. La réserve regorgeaient de robes magnifiques et quand les clientes les essayaient, je me mettais à leur place en pensant qu'elle devait toucher les vêtements comme quelque chose de précieux. J'ai eu l'honneur de recevoir 5 pièces de la collection comme vestiaire et je devais être habillée en Manoush tous les jours. Le gros kiffe ! Si l'on est excité au début et que tout le monde vous demande avec envie si vous pouvez les garder, la routine d'un nouveau travail s'enraille et devient telle que mes robes me sortaient par les yeux et que certain matins, rien de valait un bon short en jean et débardeur.

Pour conclure, je tire évidemment un bilan très positif de cette expérience. Rencontrer de nouvelles personnes, travailler dans un lieu féérique, être en contact permanent avec du monde, approcher le domaine tant convoité de la mode et des maisons de couture... C'est également un métier très éprouvant, qui n'est souvent pas présenté sous sa juste valeur et c'est bien dommage.. Je suis sortie tout de même très fatiguée tant moralement que physiquement de ma saison estivale chez Manoush et je vous avoue que je suis très heureuse de vous retrouver pour me consacrer entièrement à mon blog et à mes études..

Vous m'aviez manqué... Love love love..

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